Le jour où j’ai retrouvé le chemin de mon monde intérieur

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Dans cet article

Quand un souvenir revient nous parler du présent

Bonjour bonjour 🌿

Hier, j’ai participé à un atelier d’écriture.

Mon inconscient a remis en lumière ce souvenir qui m’a particulièrement émue au moment où je l’ai écrit et au moment où je l’ai lu devant l’auditoire présent.

Il n’arrive pas aujourd’hui par hasard.

Je sens bien que c’est une invitation à plonger plus fort, plus loin dans ma nature profonde.

Si tu suis mes newsletters, tu sais que récemment je me suis sentie rebaptisée au moment de ma certification en Danse de Plein Potentiel®.

« Enfant créateur de sagesse », c’est le nom qui m’a été donné par cette communauté dansante.

Et même si c’est tout récent, c’est fou comme dans ma vie de tous les jours, je l’oublie.

Quand je suis hors de ce chemin, j’observe ma fatigue, la tristesse monte… et pourtant j’oublie à nouveau… mon nom.

Je te partage ce souvenir et je t’invite à laisser monter en toi celui qui saura te guider, te parler pour ta vie d’aujourd’hui et peut-être même te dévoiler ton propre nom.

Prends un temps pour toi, de rêverie ou de danse après ta lecture, pour laisser émerger ton écriture.

Je te dis à bientôt ici ou ailleurs.

Prends soin de « ton toi » qui cherche la lumière.

Isabelle 🌿💙

Les signes de la vie sont parfois cachés dans nos souvenirs

Il est des souvenirs qui continuent de vivre en nous.

Des souvenirs qui attendent patiemment le bon moment pour remonter à la surface.

Des souvenirs qui éclairent notre présent d’une lumière nouvelle.

Celui-ci en fait partie.

Ce matin d’hiver où tout a basculé

Il était grand comme un point d’exclamation retourné : la tête dans les étoiles, les pieds sur le trottoir.

Trottoir…

C’est en longeant le trottoir, ce matin-là, que ça s’est passé.

J’ai 25 ans.

Lui cinquante, peut-être plus ?

Enfin, le grand âge de la sagesse professionnelle pour moi qui démarre mon premier job.

Nous avons rendez-vous.

Je crée des séminaires pour des cadres dirigeants en Recherche et Développement.

Son profil m’intéresse. Il est chercheur et nous devons discuter de l’intervention qu’il animera dans les mois prochains.

Je ne sais plus bien pourquoi nous sommes dans la rue.

Je crois qu’il voulait me montrer quelque chose dans un autre bâtiment de son entreprise.

C’est un matin d’hiver.

Il a gelé cette nuit.

Il regarde le trottoir.

S’interrompt.

Observer le monde avec des yeux d’enfant

Et… de façon tout à fait abrupte, il me partage, comme à lui-même, une observation qui l’intrigue.

Une réaction inhabituelle entre l’eau gelée et le trottoir.

À vrai dire, je ne me souviens plus très bien de quoi il s’agissait.

Je me suis mise à regarder autre chose de la scène.

Je me suis mise à observer son regard.

Sa manière de poser son attention sur des choses à première vue insignifiantes.

Invisibles.

Invisibles à nous, professionnels qui avions à nous occuper de choses importantes, utiles, raisonnables, productives…

Que sais-je…

Je me suis mise à observer sa manière de poser son regard sur les choses comme si c’était la première fois.

Comme si tout pouvait devenir un indice pour une chasse au trésor.

Comme si son environnement était rempli de points d’interrogation.

D’énigmes à résoudre.

Ce que son regard m’a révélé

Je n’écoutais plus du tout ce qu’il me disait.

J’étais fascinée.

Fascinée de voir cet enfant joueur, innocent, enthousiaste, curieux…

Échafauder des hypothèses à partir de rien.

À partir de tout.

Ouvrir sous mes yeux la possibilité d’un monde.

De chemins.

De voies où partir s’aventurer.

Sans autre but que la découverte.

Sans autre but que suivre le fil.

Le jour où j’ai vu la vie autrement

Ce jour-là, moi qui m’étais rétrécie depuis l’enfance à essayer de me conformer à un monde d’adultes.

Un monde fini.

Défini.

Raisonnable.

Moi qui m’étiolais sans arriver à donner d’explication à mon désespoir grandissant…

Ce jour-là, j’ai vu la VIE.

Ce jour-là, j’ai vu s’ouvrir une brèche où m’engouffrer.

Où me sauver.

Une brèche par où sortir de ma prison.

Enfin.

De l’oxygène à pleins poumons.

Des paysages à perte de vue.

Retrouver le chemin de sa nature profonde

Tu sais…

Cette porte, comme dans les films.

Derrière le torrent.

Derrière les lianes au fin fond de la forêt vierge.

Cachée bien à l’abri de ceux qui ne savent pas.

Qui ne peuvent pas imaginer.

Qu’il serait même dangereux de faire entrer.

J’ai retrouvé ce jour-là le chemin que j’avais perdu en devenant adulte.

Cet homme qui avait l’âge d’être mon père était en train de me dire :

« Ben oui ! Bien sûr tu as le droit !

Autorise-toi ton monde imaginaire.

Autorise-toi ta rêverie.

C’est possible de vivre ici.

Selon tes lois.

Comment toi et moi pourrions-nous faire autrement que de suivre notre nature ? »

Les messages de la vie nous montrent parfois une porte de sortie

Depuis ce jour-là, je n’ai eu de cesse que de partir à l’aventure.

D’explorer ce monde de découverte.

De ravissement sans fin.

Ce monde de tous les possibles.

Au-delà de mes frontières imaginables.

Cet homme dont j’ai totalement oublié le visage et le nom m’a repêchée ce jour-là de la noyade.

Dans la brèche d’un trottoir parisien.

Merci à lui.

Et si la vie cherchait encore à te guider aujourd’hui ?

Parfois, la vie nous parle dans les endroits les plus inattendus.

Au détour d’un trottoir.

D’une rencontre.

D’une phrase.

D’un souvenir qui remonte soudain à la surface.

Je crois que ces moments sont précieux.

Ils nous rappellent qui nous sommes lorsque nous l’avons oublié.

Ils nous invitent à retrouver le chemin de notre nature profonde.

Alors peut-être qu’après cette lecture, un souvenir viendra te visiter.

Peut-être qu’il te soufflera quelque chose d’important pour aujourd’hui.

Je te souhaite de l’écouter.

Et si le cœur t’en dit, de lui laisser un peu d’espace dans une danse, une rêverie ou quelques lignes d’écriture.

À bientôt ici ou ailleurs 🌿💙