Pourquoi pleure t-on parfois en danse libre ? Comprendre les émotions qui émergent et apprendre à les accueillir avec douceur.

Femme en danse libre accueillant ses émotions avec douceur

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Dans cet article

Pleurer pendant une séance de danse libre peut surprendre, voire inquiéter. Et si ça ne s’arrêtait plus ? Et si j’étais submergée ? Dans cet article, je t’emmène explorer ce qui se cache derrière nos larmes, pourquoi elles apparaissent parfois, et surtout ce qu’elles peuvent nous apprendre. Car en danse libre, les larmes ne sont ni un problème ni un objectif : elles sont simplement une des façons qu’a la vie de recommencer à circuler en nous.

Si tu découvres cette pratique, tu peux commencer par lire ce qu’est la danse libre.

Pourquoi pleure-t-on parfois en danse libre ? C’est une question que personne n’ose me poser en entretien découverte. Celles qui ont déjà travaillé sur elles, savent que ça peut arriver. La peur qui se cache derrière « laisser couler ses larmes » peut être de différents ordres :

  • Si j’ouvre la boîte de Pandore, ça ne va jamais s’arrêter de couler ! 
  • Je n’ai pas envie d’être vue en larmes ! Ce n’est pas ce que j’ai envie de montrer surtout dans un groupe où je ne connais personne !
  • Je n’ai plus envie de pleurer, j’ai assez pleuré dans ma vie. Je veux passer à autre chose !

 

En fonction de nos personnalités, de notre éducation et de notre histoire, de notre vécu, les pleurs ne sont pas vécus de la même manière.

 

PLEURER EN DANSE LIBRE EST PLUS FRÉQUENT QU’ON NE LE CROIT 

 

En séance de danse libre, une des choses les plus importantes est que soit créé un espace de confiance, de bienveillance, d’autorisation et de liberté. C’est un des éléments fondateurs qui vont garantir la qualité de la séance, sa profondeur et ses effets dans le temps. Dans les articles de témoignages du blog, tu retrouveras ces points. Quand cet espace est une réalité ressentie. (On n’est bien d’accord qu’il ne suffit pas de l’annoncer, ça doit être une réalité) … alors naturellement un lâcher-prise se produit, tu te détends, tu te déposes, ton corps entend aussi qu’il est en sécurité pour s’exprimer.

 

Dans ce contexte, pleurer est un événement comme un autre. Et il sera accueilli comme tel. La personne n’aura rien à expliquer, rien à contextualiser, rien à comprendre, juste à accueillir. Pleurer est une forme d’expression qui ne prendra pas plus de place que ça, que tu as le droit de vivre.

Souvent les personnes s’excusent. Non. Les séances de danse libre sont des espaces d’expression libre quelle qu’en soit la forme. Ce ne sont pas que des mots. Dans mes séances, c’est une réalité. C’est sûr que c’est rare, alors il faut parfois un peu de temps pour s’y habituer.

 

Par ailleurs, un poids qui se dépose pour l’une, se dépose à des degrés divers pour chacune d’entre nous qui formons à ce moment-là un cercle de sororité.

Donc au contraire, nous sommes toutes reconnaissantes que ce qui était caché, contraint, s’exprime. Ça fait tellement de bien que ça lâche, ça fait du bien à tous les étages de notre être.

Comme je le dis souvent, l’espace de la danse libre est un espace de reconnexion à soi, avec toutes nos couleurs : la joie, la colère, la peur … la tristesse et les larmes en font naturellement partie.

 

Donc rien d’extra-ordinaire au sens propre du mot, dans le fait de pleurer. A l’opposé, les larmes ne sont pas du tout un passage obligé et les effets de la danse libre ne seront pas moins puissants pour une personne qui ne pleure pas. Chacune vit son expérience selon sa forme. 

 

POURQUOI AVONS-NOUS PARFOIS PEUR DE PLEURER ?

Si j’ouvre la boîte de Pandore, ça ne va jamais s’arrêter de couler ! 

Et bien, si. Ça s’arrête. Combien de fois, j’ai vu des personnes, dès les premières minutes de la séance, ne pas réussir à parler sans pleurer et dire « ah ben si ça commence comme ça, qu’est-ce que ça va donner quand on va commencer à danser ? ». Et souvent ce sont ces personnes qui, parce qu’elles se sont donné l’autorisation dès le début, vont rencontrer le plus de joie pendant le reste de la séance. Parce que la séquence « larme » aura été vue, ok, le corps peut passer à autre chose, processer, faire son travail de transformation. 

Parfois, je m’amuse à imaginer mes anges gardiens et à leur donner la parole. Ça donne : « ah mais enfin ! tu sens comme tout va pouvoir re-circuler maintenant ? On est tellement fier de toi ! viens dans nos bras ! »

Oui ben, parce que, quand j’exprime, je peux être consolée, je peux être accueillie, sinon mon être reste seul avec son paquet. Tout ça n’est pas conscient, la plupart du temps et quoi qu’il arrive, chaque personne fait comme elle peut et c’est ok.

 

En tout cas, je suis catégorique et je peux te rassurer, les larmes s’arrêtent de couler et la plupart du temps beaucoup plus vite que prévu. Et surtout, comme je fonctionne sur la valeur Liberté dans tout mon processus de facilitation en danse libre : ne vient à toi que ce que tu es en capacité d’accueillir, rien de plus, rien de moins. Ton inconscient et ton corps s’occupent de tout pour toi. C’est même mon travail principal, te permettre de leur faire confiance et de laisser faire, pour ton plus grand bien !

 

Je n’ai pas envie d’être vue en larmes ! Ce n’est pas, ce que j’ai envie de montrer de moi, surtout dans un groupe où je ne connais personne !

Alors, 

ne connaître personne est plutôt un point positif et facilitant pour te rencontrer en toute authenticité ! Pourquoi ? parce que, inversement, personne ne te connaît, donc tu n’as aucun rôle social à tenir. C’est justement ça qui est super, et c’est encore plus vrai dans les séances en ligne. Voici un espace où tu ouvres une page blanche de toi à toi. Je vais même te dire mieux. Lorsqu’une personne me dit, tellement elle est enthousiaste : « Je vais en parler à une amie ! ça lui ferait tellement de bien ! » Je lui réponds « Attends. Pose-toi d’abord la question : est-ce que tu auras la liberté d’expression que tu as, en ce moment, si ton amie est là ? Quel est votre niveau de relation ? ». 

Et d’ailleurs, je vais te dire, le bouche à oreille fonctionne très peu pour mes séances car c’est un espace où les personnes ont envie d’être 100% libres d’exprimer tout ce qui les traverse. Ça devient leur espace secret. Ce n’est souvent qu’au bout d’un certain temps, quand elles assument qui elles sont, qu’elles invitent leurs ami.es.

Parce qu’elles sont prêtes aussi à rencontrer leur ami.e à un autre niveau. Dans mes séances, nous nous rencontrons par le cœur. Le jugement ne passe pas la porte.

Accepter de te montrer comme tu es, les jours avec et les jours sans, c’est la première étape pour remettre à sa place ton jugement envers toi-même et ta peur d’être rejetée. Et là, je te rassure, on a toutes beaucoup à déprogrammer, moi y-compris ! donc bienvenue au club !

 

Je n’ai plus envie de pleurer, j’ai assez pleuré dans ma vie. Je veux passer à autre chose !

Comme je te comprends !

Sauf que là, si tu pleures, (ce qui n’est pas du tout sûr, c’est peut-être juste ta peur qui parle).

Donc là, dans la séance de danse libre, tu ne vas pas juste pleurer, 

tu vas accueillir ce qui a besoin de ton amour à l’intérieur de toi. C’est ce qui va faire toute la différence. A chaque fois que tu te laisseras traverser par une émotion pendant une séance de danse libre, tu vas accueillir une part de toi ! parfois c’est une part blessée et parfois un trésor !

Alors tu vois comme c’est une bonne nouvelle ! 

Donc j’ai envie de te dire, vas-y ! pleure toutes les larmes de ton corps, laisse-les être accueillies dans les séances de danse libre et tu vas voir comme, dans ton quotidien, tes pleurs laisseront la place à ta joie, à ta créativité. La danse libre, c’est un processus où nous apprenons à laisser à nouveau couler, la force de la vie en nous.

 

Donc si tu en as assez de pleurer, les séances de danse libre peuvent devenir, pour toi, un espace où « ce qui pleure en toi », peut enfin être accueilli. Bienvenue !

 

PLUS NOUS LUTTONS CONTRE NOS ÉMOTIONS ET PLUS ELLES PRENNENT DE LA PLACE

 

Plus tu refuses tes émotions, plus elles grossissent car tes émotions sont là pour toi et non contre toi. Elles ont un rôle que les enfants vivent très spontanément (jusqu’à un certain âge) quand ils sont tristes, qu’ils ont mal quelque part, qu’ils sont fatigués …etc … ils pleurent et … si les pleurs sont accueillis, ils passent à autre chose. Si les pleurs ne le sont pas, ça vient commencer à créer une blessure.

Aujourd’hui en parent bienveillant pour moi m’aime, c’est le rôle que j’ai à jouer : accueillir mes émotions, apprendre à me laisser traverser par mes ressentis sans les juger et sans vouloir m’en débarrasser ou m’en libérer.

 

ACCUEILLIR SES LARMES NE VEUT PAS DIRE S’EFFONDRER

 

C’est une peur en effet, mais ce n’est qu’une peur. Les séances de danse libre peuvent être intenses mais c’est un processus doux et respectueux. Aucune limite n’est franchie. 

Et attention, le processus n’est pas « plus je vais m’autoriser à pleurer, plus ça va aller mieux ! » ça j’avoue que j’ai pratiqué pendant assez longtemps ! et je confirme ça peut durer longtemps. Ça soulage mais ça ne transforme pas. 

Le processus transformateur de la Danse de Plein Potentiel® 

c’est « plus je vais m’autoriser à pleurer ET accueillir, consoler, prendre dans mes bras cette partie de moi qui souffre » et là oui, quelque chose va se passer. Plus je vais le faire jusqu’au bout et plus ça ira vite.

 

POURQUOI LUTTER FAIT SOUVENT PLUS MAL

 

Je ne sais pas si tu as déjà essayé ça, quand tu as mal physiquement. Je ne parle pas des douleurs continues. 

Quand j’étais créatrice de mode, je laissais souvent des épingles m’échapper des mains et je marchais en chaussette dans mon atelier. Ben … un jour, coincée entre deux lattes de parquet, une épingle s’est cassée sous mon pied, un bout est resté coincé et l’autre a été projeté dans mon pied. Opération. Je rentre chez moi, l’anesthésie s’estompe pour laisser place à la douleur. Et pas de chimie chez moi pour me calmer. Il est tard, pas le choix que de faire face. Alors j’essaie plusieurs techniques, la première, très spontanée : je sens la douleur arriver, j’ai peur, je sais que je vais avoir mal, je me contracte, j’ai mal. Et l’autre contre-intuitive : j’ai remarqué que si je laissais la place à la douleur, oui ça faisait mal mais ça passait assez vite et ça faisait moins mal. J’en ai conclu que si je luttais pour ne pas avoir mal, en fait ça faisait plus mal et plus longtemps.

 

Ben j’ai remarqué la même chose pour mes douleurs émotionnelles. Donc mieux vaut arrêter de lutter, laisser la place et ACCUEILLIR.
J’ai aussi remarqué que ce qui reste à l’intérieur, ce qui n’est pas exprimé, ni accueilli, continue de grandir à l’intérieur de nous et le pire, c’est que c’est aux commandes dans nos vies. Voilà pourquoi certains scénarios se répètent malgré nous, télécommandés par des facettes dont les blessures n’ont pas l’autorisation de revenir à la surface.

 

Et la danse libre c’est un espace où on fait ça et où on apprend à le faire dans son quotidien et pas seulement en séance.

 

LA DANSE LIBRE : UN ESPACE OÙ L’ON PEUT ENFIN DÉPOSER CE QUI A ÉTÉ MIS SOUS LE TAPIS

 

Alors je précise, ce qui a été mis sous le tapis un jour était nécessaire. Dans le passé, ça nous a permis de nous protéger et c’était vital !
Mais aujourd’hui, si ça se présente sous forme d’une émotion qui provoque des larmes, c’est que j’ai suffisamment de ressources à l’intérieur de moi pour y faire face. Attention, toujours avec ce précepte de LIBERTÉ dans le processus d’accompagnement en danse libre, c’est primordial ! En tant que facilitatrice, je ne veux rien pour toi, je ne t’emmène nulle part. Ce que je fais, c’est ouvrir un espace sécurisant et un processus transformant où tu peux laisser ton corps et ton inconscient faire leur travail de transformation.

En séance de danse libre, tu as rendez-vous avec toi m’aime et parfois avec ce qui n’est plus nécessaire de garder sous le tapis, avec ce qui a besoin d’être délivré.

 

J’aime bien l’image de la princesse éplorée, enfermée qu’on vient délivrer ou du monstre sauvage. Quand on est enfermé on devient soit éploré soit en rage. Ça parait normal. 

Et quand enfin, nous laissons cette facette sortir, s’exprimer sous la forme qui lui sera la plus accessible, et il est bon de lui laisser la liberté de s’exprimer comme elle est, sans jugement … sincèrement … Qu’est qu’on s’en fout ! Alors cette facette quand elle sera allée au bout de son expression va pouvoir se transformer en autre chose. 

 

ET QUAND LES LARMES NE S’ARRÊTENT PAS

 

Alors les larmes s’arrêtent ; 

en fin de séance, elles s’arrêtent pour la raison que j’ai expliquée plus haut. A savoir, ce qui nous traverse n’est jamais plus que ce que nous sommes en capacité d’accueillir. Le processus de la Danse de Plein Potentiel® est très bien fait pour ça. On part d’un port, pendant le voyage ça peut être intense et giter beaucoup mais en fin de séance, on se retrouve à nouveau au port.

 

Mais quand les larmes se répètent séance après séance ? Si le goût des larmes change de saveur, elles deviennent émotions de voir qui je suis, de me rencontrer vraiment, des larmes de retrouvailles, alors il faut prendre son mal en patience. Le processus est en cours.

 

Par contre si ce n’est pas le cas, c’est qu’il y a eu une phase dans le processus qui n’est pas allé au bout. Et là encore, c’est ok. Chaque personne fait ce qu’elle peut, bienveillance, chaque personne a son rythme. 

 

Chaque cas est particulier mais j’ai remarqué qu’il y a souvent un vent contraire très bien installé. Une facette de nous peut avoir peur et rejeter ce qui est là.

 

Donc il y a cette facette blessée qui pleure mais elle ne peut être accueillie car une force contraire agit. Un truc comme un refus de ce qui est là. On a un petit symbole en séance, une petite bougie que j’allume qui nous rappelle qu’on ne peut brûler que là où on est. Ça veut dire : ça ne sert à rien de rejeter ce que je sens, ça ne sert à rien de lutter contre, ce qui me traverse comme émotion même si c’est inconfortable. Ben … parce c’est là !

Et « ce qui est là » est là.

Et contrairement à ce que je crois, c’est là pour moi et pas contre moi.
A un moment, j’arrête de lutter et le début d’autre chose peut commencer. 

 

ET APRÈS LES LARMES ?

 

Les larmes sont une porte d’entrée possible vers ce que j’appelle tes terres intérieures, ce qui n’appartient qu’à toi, ton essence, ce qui fait que tu es unique. La danse libre est un espace pour explorer ton territoire, ton royaume.

 

Après les larmes, il se passe quelque chose de l’ordre du cadeau. Une détente profonde. Un soulagement. Une sensation de paix. Comme si quelque chose qui était retenu depuis longtemps pouvait enfin recommencer à circuler.

Les larmes changent de goût, elles se transforment en larmes de joie, de retrouvailles avec toi. C’est comme si, tu retrouvais une amie perdue de vue depuis longtemps. Tu la retrouves comme si tu ne l’avais jamais quittée alors tu pleures de joie ! et en même temps tu pleures d’avoir été séparée d’elle aussi longtemps … aussi tu la regardes et tu vois qu’elle t’aime toujours, qu’elle te pardonne de l’avoir délaissée aussi longtemps.

 

Voilà. C’est comme une partie oubliée, enfermée ou mise de côté qui revient enfin à la maison et qui réintègre ta communauté de facettes.

 

Donc, derrière les larmes ou tout autre émotion se cachent nos élans de vie les plus forts ! encore faut-il s’autoriser à aller les délivrer !

 

L’espace de la danse libre est un espace privilégié, simple et doux pour aller délivrer ta force de vie. 

Donc plus j’accueille mes pleurs s’ils se présentent, plus je m’autorise à pleurer et plus je m’offre ce qu’il y a de meilleur pour moi. Les pleurs, quand ils sont accueillis, quand tu les laisses te traverser, sont un cadeau merveilleux que tu t’offres à toi m’aime.

 

ET SI JE NE PLEURE JAMAIS ?

 

Alors tout va bien !

Parce qu’à lire cet article, on pourrait presque croire qu’il faut pleurer pour que la danse libre soit profonde ou transformatrice. Et ce n’est pas du tout le cas.

Certaines personnes pleurent facilement. D’autres jamais. Certaines ressentent beaucoup dans leur corps. D’autres ont besoin de plus de temps. 

Ce qui est certain, puisque je le constate à chaque séance, c’est que chacune repart avec ce dont elle avait besoin. C’est ça qui est magique avec la danse libre. 

Il n’y a rien à réussir, rien à provoquer, ni à forcer.

La danse libre n’est pas une course aux émotions, elle permet de les accueillir quand il y en a mais c’est surtout une exploration par le mouvement, un voyage intérieur.

Ton corps sait ce qu’il fait.

Il sait ce qu’il est prêt à laisser émerger. Il sait aussi ce qu’il a encore besoin de protéger.

Alors si les larmes viennent, accueille-les.

Et si elles ne viennent pas, accueille cela aussi.

Parce qu’au fond, ce qui compte n’est pas de pleurer.

Ce qui compte, c’est d’apprendre à te rencontrer telle que tu es, dans l’instant présent.

Tu te poses encore des questions ? Je t’invite à consulter cette page où je réponds aux Questions les plus fréquentes sur la Danse libre.

 

En conclusion et si tu ne devais retenir qu’une chose ce serait

Ton corps sait quoi faire avec tes pleurs et plus largement avec ce qui te traverse, quoi que ce soit, alors laisse-le faire. Laisse-toi danser !

 

Si tu ressens l’élan de découvrir cette pratique, le plus simple est de prendre un entretien découverte. Nous verrons ensemble si cette approche correspond à ce que tu cherches.